Automates cellulaires et dynamique directionnelle....
Salle 2
le 15 février 2008 à 10:30
Soit A un alphabet fini, un automate cellulaire peut être défini comme une fonction continue sur A^{Z^D} qui commute avec le décalage noté s. On considère généralement la N-action de F sans se préoccuper de la Z^D-action du shift notée s. Cependant, il peut être intéressant de considérer la Z^D*N-action (s,F) pour mettre en évidence la structure spatio-temporelle engendrée par l'automate cellulaire. On étudie la dynamique topologique de l'action conjointe (s,F). Plus particulièrement, on caractérise les ensembles de directions ayant une propriété dynamique donnée (équicontinuité, expansivité...). On aboutit à une classification qui généralise celle proposée par R. Gilman ou P. Kurka. Différentes applications de cette classification sont possibles: mise en évidence des transferts d'informations, études des attracteurs, recherche de mesures invariantes. On sattardera sur ce dernier point. En effet, il y a une certaine rigidité des mesures (F, s)-invariantes pour la classe des automates cellulaires qui ont un cône dexpansivité et plus particulièrement pour la classe des automates cellulaires algébriques. Dans ce cas là, sous certaines conditions, la seule mesure (F, s)-invariantes d'entropie positive suivant une direction est la mesure de Bernoulli uniforme. Cela rappelle la conjecture de Furstenberg qui énonce que les seules mesures sur le tore invariantes par la multiplication par 2 et par 3 sont la mesure de Lebesgue et les mesures uniformément portées par les orbites (F, s)-périodiques.