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Séminaire de Géométrie

Forme d'intersection des surfaces

Daniel MASSART

( Montpellier II )

Salle 2

le 16 novembre 2012 à 10:45

On prend une surface orientable MM, avec une métrique riemannienne gg. On note Int(.,.)\mathrm{Int}(.,.) la forme symplectique induite en homologie par l'intersection algébrique des courbes. Ensuite on regarde la quantité K(M,g):=supInt(α,β)/l(α)l(β) K(M,g) := \sup \mathrm{Int} (\alpha, \beta)/l(\alpha)l(\beta) où le sup est pris sur toutes les courbes simples fermées α\alpha et β\beta (l(.)l(.) est la longueur). On se pose plusieurs questions sur ce K(M,g)K(M,g) : \begin{itemize} \item peut-on l'estimer en fonction de quantités géométriques supposées connues comme la systole ou le volume ? \item Le sup est-il un max ? Quand La surface est un tore plat, ce n'est presque jamais le cas (au sens de la mesure de Lebesgue). Quand la surface est à courbure -1, je conjecture que c'est presque toujours le cas. \item Comment K(M,g)K(M,g) se comporte-t-il quand la métrique varie dans l'espace des modules ? A-t-il des extrema ? Quel est son comportement à l'infini ? \end{itemize} Dans le cas des tores plats ce n'est pas très intéressant puisque K(M,g)K(M,g) est constant (si on normalise par le volume). Par contre, dans le cas hyperbolique il tend vers l'infini quand on part à l'infini dans l'espace des modules en pinçant une courbe non-séparante ; quand on part à l'infini dans l'espace des modules en pinçant une courbe séparante, il reste borné. J'ignore s'il existe un minimum ; s'il en existe, il serait intéressant de caractériser les métriques qui le réalisent.